27 août 2010

le retour

j'suis rentrée en France.
c'était le jour de la fête de la musique.

en plein décalage horaire et 4 jours que je n'ai pas dormi plus de 3 heures. Entre bouclage de projet et fête de départ, tout s'est enchainé et tout d'un coup, j'étais dans le métro parisien. je comprends tout ce que les gens disent et même s'ils murmurent, même si je chope juste une bribe de conversation, c'est bizarre et j'ai pas envie de parler français.
morte de fatigue et complètement suractive, ce soir c'est la fête de la musique, je vais revoir mes potes, je suis de super bonne humeur. j'veux leur faire la surprise, ils savaient pas exactement ma date de retour...
j'me connecte en arrivant chez mes parents et tu commences à me parler... c'est marrant, en 4 mois tu m'as interpelée une ou deux fois seulement et là tu tombes pile poil, tu sais pas que j suis rentrée et tu m'demandes comment ça s'passe par là-bas, le 21 juin ?
tu finis par me proposer qu'on s'croise ce soir, mais j'peux pas, pas ce soir, j'ai déjà un beau programme dans ma tête, j'aurai pas de temps pour toi, on se verra plus tard. c'est dingue comme j'le prends avec du recul, t'es devenu un bon pote et ça m fait plaisir de savoir que j'vais t'voir bientôt, mais nan, cette fois je n'pense même pas à annuler tous mes plans parceque t'es disposé à m'voir. nan, je suis détachée, et tu comptes beaucoup pour moi, mais le sentiment est bien plus sain. je suis contente.

un nouveau drame est arrivé dans la famille d'une de mes meilleures amies, je ne vais pas la voir ce soir, ni les autres, la fête n'est pas au RV. J'avais aussi prévu de voir un couple d'amis, mais lui bosse et elle ne veut pas faire la bringe trop tard, demain elle travaille...
donc je la rejoins et assez tôt dans la soirée, elle veut rentrer. j'ai pas du tout envie de rentrer. j'ai envie de faire la fête, j'ai la pêche comme rarement je l'ai.
alors, ba...je t'appelle.
cool, on se donne RV sur les quais où tu es avec tes potes. je t'ai prévenu, si je te rejoins, je dors chez toi car j'ai plus de RER... je stresse même pas avant d'arriver jusqu'à toi, je m'en étonne, je trouve ça vraiment bien.

on est rentré à pied chez toi, puis tu m'as vaguement proposé de te rejoindre dans ton lit si jamais "j'avais peur". j'avais beau faire ma maligne, c'est vrai, tu m'plais encore et j'avais envie qu'tu m serres dans tes bras...
alors "j'ai eu peur"
j't'ai rejoins. j'crois que c'est la meilleure nuit que j'ai passée avec toi.
c'était merveilleusement bon.

le lendemain, j'étais même pas à ramasser à la ptite cuillère. whaou, quel changement, j'étais bien et juste contente d'avoir partagé ce moment avec toi. je savais que tu partais quelques semaines plus tard en voyage avec Elle. j'étais pas triste.

puis les jours on t passés et la page que j'avais réussi à tourner, (grâce sans aucun doute à ma furtive et passionnante rencontre avec le bel hindou-basque de buenos aires) s'est un peu réouverte, je dois bien l'admettre.... je pense de nouveau souvent à toi, et même, tu viens foutre le bordel dans mes rêves !
t'es rentré de ton voyage la semaine dernière, "c'était génial !!" j'en doute pas...
on doit s'voir la semaine prochaine.
je sais qu'il ne se passera rien parceque cette fois j'vais l'attendre et que c'est la loi d'la vie de séduction : suis moi, je te fuis...

vivement la prochaine page, le prochain châpitre, le prochain bouquin, même! qu'on change de héros...

 

Posté par bleucarton à 23:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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